Une procédure encadrée
Un chantier de désamiantage ne s’improvise pas : chaque étape est encadrée par le Code du travail, et le non-respect de la procédure engage la responsabilité du maître d’ouvrage autant que celle de l’entreprise.
1 · Le repérage avant travaux
Il est obligatoire pour tout bâtiment dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. Réalisé par un opérateur certifié indépendant de l’entreprise qui exécute les travaux — la réglementation l’impose, nous ne pouvons donc pas le réaliser nous-mêmes —, il identifie et localise précisément les matériaux amiantés. C’est ce document qui détermine la nature et l’ampleur du chantier.
2 · Le plan de retrait
Nous rédigeons le mode opératoire : techniques employées, protections collectives et individuelles, durée prévisionnelle, filière d’élimination. Ce plan est transmis aux organismes de contrôle avant le démarrage des travaux.
3 · Le confinement de la zone
Pour les interventions intérieures, la zone est isolée et mise en dépression, avec un sas de décontamination à l’entrée. À l’extérieur, le périmètre est balisé et les accès condamnés.
4 · Le retrait
Les matériaux sont déposés avec des techniques limitant l’émission de fibres — humidification, dépose manuelle, outils à vitesse lente. Les opérateurs travaillent en équipement de protection respiratoire, par vacations encadrées.
5 · Le conditionnement
Les déchets sont emballés en double enveloppe étanche, étiquetés au symbole amiante, puis palettisés. Ils ne peuvent en aucun cas rejoindre une benne ordinaire ou une déchetterie communale.
6 · L’évacuation et la restitution
Le transport est assuré jusqu’à une installation autorisée à recevoir ce type de déchets. Un bordereau de suivi des déchets amiantés vous est remis : c’est votre preuve que les matériaux ont été traités dans les règles. La zone vous est ensuite restituée nettoyée.